Obama introduit des nouvelles règles pour les émissions des centrales à charbon

Barack Obama change son attitude dans la lutte contre le réchauffement climatique, à la suite de l’impasse du Congres, en introduisant des nouvelles normes concernant les émissions des centrales électriques à charbon, le combustible fossile qui produit la plus grande quantité de gaz à effet de serre.

L’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA) va présenter lundi des propositions pour réduire drastiquement les émissions de CO2 pour l’ensemble des centrales électriques des Etats Unis, qui produisent 40% des émissions totales du pays.

En dépit de l’expansion du gaz naturel, le charbon reste l’élément central du système énergétique américain. Il est exploité dans 25 états, dont les plus importants sont Wyoming, West Virginia, Kentucky, Pennsylvanie et Illinois.

Des centaines de centrales à charbon, répandues partout dans les Etats Unis, fournissent 37% de l’électricité du pays, plus que le gaz naturel (30%) et l’énergie atomique (19%).

Le calendrier précis et l’ampleur des mesures ne sont encore connus, mais les autorités de Washington vont établir les objectifs de réduction des émissions pour chaque état, en laissant aux états le choix sur les moyens pour atteindre les résultats prévus.

Selon le Wall Street Journal, l’EPA va proposer une réduction de 30% sur les émissions des centrales existantes jusqu’à 2030, par rapport au niveau de 2005. Le journal, qui cite des sources proches du dossier, affirme que les cibles de réductions pourraient varier d’un état à un autre, mais la valeur moyenne au niveau national sera de 30% pour 2030.

 « Il y a, aux Etats Unis, des nombreuses centrales vieillissantes et inefficaces. Les nouvelles règles vont avoir un impact sur leur fermeture », apprécie Kevin Kennedy, du World Resources Institute (WRI), de Washington.

Le réchauffement climatique global n’est qu’un point sensible du point du vue politique aux Etats Unis. Les Républicains, qui contrôlent partiellement le Congres, sont opposés aux nouvelles lois, en contestant l’existence des changements climatiques ou le rôle des hommes dans ce phénomène.

Paralysée au niveau législatif, la Maison Blanche s’est décidée d’agir au niveau des réglementations, à travers l’EPA, en s’appuyant sur la loi concernant la qualité de l’air (Clean Air Act), mais cette approche a été critique par les industriels, qui invoquent le risque d’une perte massive des emplois.

Cette initiative dans le domaine du charbon, qui vise la promotion de l’énergie régénérable (solaire, éolienne, etc.) et de l’efficacité énergétique, s’inscrit dans un vaste plan d’action climatique, annoncé il y a un an par Barack Obama. Il s’est engagé, en 2009, pour réduire jusqu’à 2020, les émissions de gaz à effet de serre des Etats Unis avec 17% par rapport a 2005.

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Blocage dans les tribunaux ou au Congres?

Parmi les options envisagées, on trouve un système de quotas pour les émissions de CO2, destiné à encourager les entreprises énergétiques d’investir dans l’énergie alternative ou dans des technologies qui polluent moins. Ainsi, ceux qui dépassent les limites établies pour les émissions sont forcés à acheter des quotas supplémentaires sur le marché, et, en revanche, ceux qui polluent moins peuvent vendre leur excédent d’émissions.

Un marché régional existe déjà dans le nord-est des Etats Unis, et inclut dix états, du Maine jusqu’à Maryland. Une initiative similaire a été lancée en Californie.

Obama, qui avait fait de la lutte contre le réchauffement climatique une des promesses centrales de la campagne électorale de 2008, a essayé de créer un système fédéral des quotas, mais il s’est heurte à l’hostilité du Congres, qui a rejeté le projet de loi.

Dans son discours hebdomadaire, il a soutenu son approche sur la réglementation, en soulignant le fait que les changements climatiques ne sont pas « une menace distante », mais une réalité. « Nous limitons les quantités des toxines, comme le mercure, le soufre ou l’arsénique, que les centrales peuvent déverser dans l’air ou l’eau. Mais on peut emmètre du CO2 dans l’atmosphère sans limite. Cela n’a aucun sens », a affirmé le chef de l’état.

Selon Alden Meyer, de l’Union des Chercheurs Préoccupés (Union of Concerned Scientists), l’introduction des normes concernant les centrales thermiques, « la pièce centrale » de la stratégie environnementale d’Obama, sera analysée très attentivement à l’étranger, à l’occasion de la Conférence Internationale sur l’Environnement  qui aura lieu à Paris en 2015.

Meyer se demande aussi si cette initiative « sera aussi la victime des tentatives de blocage dans des tribunaux ou au Congres et si elle sera soutenue par les présidents»?

Questionné sur l’annonce de la présidence, le républicain John Boehner, président de la Chambre des Représentants, a déclaré « qu’il n’est pas qualifié pour discuter les causes scientifiques des changements climatiques, mais il peut comprendre que les initiatives de l’administration Obama sur le climat nuisent l’économie et tuent les emplois des américains », il a ajouté.

1Source: Mediafax

Photos: Nasa, Makanaka

Article écrit par Răzvan Spiridon et traduit par Mihail Mitoșeriu.

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